Une erreur spectaculaire a semé la pagaille chez MediaWorld, la filiale italienne de MediaMarkt : des iPad affichés à 15 euros au lieu de 880 euros ont été vendus pendant plusieurs jours. Résultat : des clients ravis… et une enseigne aujourd’hui en pleine crise.
Une offre incroyable qui semblait liée au Black Friday
Tout est parti d’un prix totalement aberrant : des iPad mis en vente à 15 euros.
Avec l’approche du Black Friday, beaucoup de clients ont cru à une promotion exceptionnelle.
Les commandes ont afflué, et plusieurs acheteurs se sont rendus immédiatement en magasin pour retirer leur tablette flambant neuve — sans qu’aucun employé ne sonne l’alarme.
C’est seulement plus tard que MediaWorld a compris l’ampleur de la bourde : un bug d’affichage avait transformé un produit à près de 900 euros en une affaire « trop belle pour être vraie ».
MediaMarkt demande aux clients de rendre les tablettes
Très vite, la chaîne d’électronique a tenté de reprendre la main sur la situation.
Selon MediaWorld, il était évident que le prix de 15 euros ne pouvait pas être réel, et elle réclame désormais aux clients de rapporter les iPad.
L’enseigne s’appuie sur le code civil italien pour justifier son appel et affirme que les acheteurs ne pouvaient pas ignorer l’erreur manifeste.
Les consommateurs ne comptent pas se laisser faire
Mais les clients concernés ne sont pas du même avis.
Plusieurs d’entre eux ont déjà fait appel à un avocat, estimant qu’ils ont acheté un produit en toute bonne foi, au prix affiché, via une commande validée et retirée correctement.
Entre le début de l’offre et les premiers retraits en magasin, onze jours se seraient même écoulés.
Le nombre total d’iPad vendus à prix cassés reste inconnu pour le moment.
Des compensations proposées en attendant un accord
En attendant que les avocats trouvent une issue, MediaWorld tente de calmer le jeu.
L’enseigne propose deux solutions aux clients :
-
Garder l’iPad, mais avec une réduction limitée à 150 euros sur le prix réel de 880 euros
-
Rendre la tablette, récupérer les 15 euros payés, et recevoir en plus un bon d’achat de 20 euros
Une affaire qui pourrait bien se transformer en un véritable feuilleton judiciaire… et un exemple de plus des dérapages possibles à l’ère du commerce en ligne.