Et si le latin faisait son grand retour dans les salles de classe ?
C’est le souhait de Valérie Glatigny, la ministre de l’Enseignement, qui veut enrayer la disparition progressive de cette langue ancienne dans le secondaire.
Moins de latin en première… mais plus ensuite
Avec la réforme du tronc commun, le latin va disparaître en première secondaire dès la prochaine rentrée. Une évolution qui a fait réagir enseignants et défenseurs des langues anciennes.
Pour corriger le tir, la ministre propose une mesure forte :
rendre le latin obligatoire en deuxième et troisième secondaire,
à raison d’une à deux heures par semaine,
dès l’an prochain.
En clair : moins de latin au début du parcours… mais davantage ensuite.
Pourquoi rendre le latin obligatoire ?
Pour Valérie Glatigny, le latin n’est pas une matière dépassée.
Il permettrait notamment de :
renforcer la maîtrise du français,
mieux comprendre l’origine des mots,
transmettre une culture européenne commune,
développer la logique et l’esprit d’analyse.
« Il y aura plus de latin qu’auparavant », assure la ministre, qui souhaite sortir la discipline de son statut d’option réservée à une minorité.
Une matière en net recul
Aujourd’hui, environ 26.000 élèves suivent encore des cours de latin en première et deuxième secondaire.
Mais en troisième, ils ne sont plus que 7.300.
Un décrochage important que la ministre entend freiner en rendant l’apprentissage collectif et accessible à tous.
Un débat relancé dans l’enseignement
La proposition ne fait pas l’unanimité :
retour aux fondamentaux pour certains,
charge horaire supplémentaire pour d’autres,
question sur la place des langues anciennes à l’école aujourd’hui.
Une chose est sûre : le latin n’a pas encore dit son dernier mot.