À l’approche de la Coupe du monde de football, une question commence à circuler : faut-il craindre une pénurie de bière cet été ?
Le scénario paraît spectaculaire. Mais pour l’instant, le risque d’une vraie rupture généralisée semble limité. En revanche, une chose paraît plus plausible : une hausse des prix.
Pourquoi les prix pourraient grimper
Plusieurs éléments pourraient peser sur le prix de la bière dans les prochaines semaines.
La production dépend notamment de l’énergie, du transport, des emballages comme les bouteilles ou les canettes, mais aussi du CO2, utilisé dans certaines boissons pour la gazéification.
Si les tensions internationales perturbent les chaînes d’approvisionnement ou font grimper les coûts, les brasseries peuvent se retrouver avec des charges plus élevées.
Une boisson populaire mais sensible aux coûts
La bière reste un produit très consommé, notamment lors des grands événements sportifs.
Mais c’est aussi une boisson dont le prix doit rester relativement accessible pour le grand public. Si les coûts de fabrication, de transport ou d’emballage augmentent trop fortement, les producteurs peuvent être contraints de les répercuter sur les consommateurs.
Résultat : pas forcément des rayons vides, mais des prix plus élevés en magasin ou dans l’horeca.
La Coupe du monde pourrait accentuer la demande
Pendant un Mondial, la consommation de bière augmente souvent, notamment lors des matchs, des soirées entre amis ou dans les bars.
Cette demande plus forte pourrait accentuer la pression si, au même moment, les coûts de production augmentent.
Mais là encore, cela ne signifie pas nécessairement une pénurie. Il s’agit plutôt d’un contexte où le marché pourrait devenir plus tendu.
Faut-il stocker de la bière ?
Inutile de céder à la panique. Rien n’indique pour l’instant qu’il faille s’attendre à une disparition massive de la bière des rayons.
En revanche, ceux qui veulent anticiper les hausses de prix pourraient être tentés d’acheter quelques réserves avant l’été.
Une chose est sûre : si la Coupe du monde fait grimper l’ambiance, elle pourrait aussi faire grimper le prix de certaines boissons.
Une hausse plus crédible qu’une pénurie
Au final, le scénario d’une pénurie de bière semble exagéré.
Mais une augmentation des prix, elle, reste beaucoup plus crédible si les tensions sur l’énergie, les emballages et les chaînes d’approvisionnement se poursuivent.
Les amateurs de bière peuvent donc se rassurer : la Coupe du monde ne devrait pas se jouer à sec. Mais elle pourrait coûter un peu plus cher à l’apéro.