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Bientôt une taxe pour entrer dans Bruxelles ?

6 janvier 2026
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Et si entrer en voiture dans Bruxelles devenait payant ? La simple évocation de cette piste fait déjà beaucoup parler… et surtout réagir. Une proposition évoquée dans la presse a provoqué une levée de boucliers, notamment du côté du MR.

Une piste sur la table pour désengorger la capitale

Selon des informations relayées par la presse, Yvan Verougstraete, chargé de tenter de former une coalition bruxelloise de centre-gauche, réfléchirait à une taxe automobile visant à réduire la congestion dans la capitale.

Objectif affiché : réguler l’usage de la voiture aux moments où Bruxelles est la plus saturée… et contribuer à rééquilibrer les finances régionales.

Comment fonctionnerait cette taxe ?

L’idée serait de faire payer les automobilistes aux heures de pointe :
le matin entre 7h30 et 9h,
et le soir entre 16h30 et 19h.

Chaque conducteur devrait s’acquitter d’une taxe dès l’entrée dans une zone définie, qui inclurait notamment le Pentagone et le centre-ville de Bruxelles. Les contours exacts ne sont pas encore arrêtés, mais le principe est clair : entrer dans la zone aux heures chargées coûterait de l’argent.

Une idée qui rappelle un vieux débat bruxellois

Cette proposition n’est pas sans rappeler le projet Smartmove, une taxe kilométrique longtemps envisagée à Bruxelles.
À l’époque, le projet promettait des recettes importantes, mais il n’avait jamais vu le jour faute de consensus politique.

Aujourd’hui, la question refait surface… sous une autre forme.

Le MR monte immédiatement au créneau

Du côté du Mouvement Réformateur (MR), la réaction ne s’est pas fait attendre. Le parti libéral, arrivé en tête à Bruxelles lors des élections de juin 2024 mais exclu des négociations actuelles, dénonce une mesure jugée punitive.

Sur les réseaux sociaux, les libéraux ironisent sur une idée qui, selon eux, pénaliserait les travailleurs obligés d’utiliser leur voiture pour se rendre au travail.

« Encore une taxe de plus », dénoncent les libéraux

Pour le MR, cette taxe s’ajouterait à une longue liste de mesures déjà perçues comme contraignantes :
règles plus strictes de la LEZ,
fin annoncée de certains avantages fiscaux,
et maintenant une taxe aux heures de pointe.

Plusieurs élus parlent d’un nouveau coup porté à la classe moyenne, estimant que Bruxelles devrait d’abord réformer son appareil public avant d’envisager de nouvelles taxes.

Une idée loin de faire l’unanimité

Si la proposition n’en est encore qu’au stade de piste de réflexion, elle révèle une chose : la mobilité à Bruxelles reste un sujet hautement inflammable.

Entre lutte contre les embouteillages, impératifs budgétaires et défense du pouvoir d’achat, le débat est loin d’être clos. Une chose est sûre : faire payer l’entrée en voiture dans Bruxelles ne laissera personne indifférent.