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Espace calme dans les TGV : la SNCF au cœur d’une polémique sur les enfants

22 janvier 2026
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Voyager au calme… quitte à exclure les plus jeunes ?
C’est la question qui fait réagir en France depuis l’annonce d’une nouvelle offre de confort lancée par la SNCF dans certains TGV Inoui.

Depuis le 8 janvier, la compagnie propose une nouvelle classe baptisée Optimum Plus, testée sur la ligne Paris–Lyon. Objectif affiché : offrir un voyage plus serein, avec moins de passagers et davantage d’espace. Mais un détail a rapidement mis le feu aux réseaux sociaux.

Un espace réservé… aux plus de 12 ans

Dans sa version initiale, la description de cette nouvelle classe mentionnait que les enfants n’étaient pas acceptés dans cet espace dit “calme”. Une formulation qui a immédiatement suscité l’indignation, donnant le sentiment que le confort des adultes passait par l’absence d’enfants.

Face aux critiques, la SNCF a corrigé le tir :
l’espace est désormais accessible à partir de 12 ans,
les enfants restent évidemment bienvenus dans le reste du train.

De quoi s’agit-il concrètement ?

L’offre Optimum Plus remplace l’ancienne Business Première et comprend :
des sièges plus spacieux,
un nombre limité de passagers,
un accompagnement personnalisé,
davantage de flexibilité pour les voyageurs professionnels.

Selon la SNCF, cet espace ne représente que 8 % des places du train et n’est proposé que du lundi au vendredi. Les week-ends, 100 % des places sont accessibles à tous les voyageurs, familles comprises.

Une polémique qui enfle

Malgré ces précisions, la mesure continue de faire réagir. Plusieurs responsables politiques ont dénoncé un mauvais signal envoyé aux familles.

« Voyager avec des enfants n’est pas un problème à corriger, mais une réalité à accompagner », a notamment réagi la haute-commissaire à l’Enfance, estimant la démarche choquante sur le plan symbolique.

La SNCF se défend

De son côté, la compagnie ferroviaire insiste :
les enfants ne sont pas exclus des trains,
le train reste un lieu de vie partagé,
et la SNCF affirme avoir refusé de nombreuses demandes visant à bannir les enfants de la première classe.

En résumé, la SNCF parle d’un service ciblé, tandis que ses détracteurs dénoncent une frontière de plus entre voyageurs “calmes” et familles.