En France, plusieurs enseignes annoncent une baisse des prix des fournitures scolaires pour cette rentrée.
Mais en Belgique, la situation est un peu différente.
À ce stade, aucune donnée belge ne permet d’affirmer que les prix des cahiers, stylos, classeurs ou fardes sont globalement en baisse comme chez nos voisins français.
Le vrai changement, chez nous, concerne surtout la gratuité des fournitures scolaires en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Moins d’achats pour certains parents
Depuis cette rentrée 2026-2027, la gratuité des fournitures scolaires est élargie dans l’enseignement fondamental.
Concrètement, elle concerne désormais les élèves jusqu’en 5e primaire.
À partir de la rentrée 2027-2028, elle doit aussi s’étendre à la 6e primaire.
Cela signifie que, pour les années concernées, les écoles doivent mettre gratuitement à disposition le matériel nécessaire aux apprentissages.
Plus de liste de fournitures en primaire
Pour les parents concernés, c’est un changement important.
L’école ne peut normalement plus remettre une liste de fournitures scolaires à acheter pour le matériel de base.
Les familles doivent encore prévoir certains éléments comme le cartable vide, la trousse vide, les vêtements de sport ou les affaires personnelles.
Mais les cahiers, stylos, fardes ou crayons nécessaires aux apprentissages doivent être fournis par l’école.
Les magasins ressentent déjà la différence
Cette évolution change aussi les habitudes dans les rayons.
Plusieurs commerces belges constatent que les parents se ruent moins sur les fournitures qu’avant.
La raison est simple : une partie du budget ne passe plus directement par les familles, mais par les écoles, qui achètent souvent via d’autres circuits ou des grossistes.
Pour les papeteries, cela peut représenter une vraie perte de chiffre d’affaires.
Pas forcément une baisse des prix
Attention toutefois : cela ne veut pas dire que les prix baissent partout en Belgique.
La facture peut diminuer pour certains parents, surtout en primaire, parce qu’ils ont moins de matériel à acheter.
Mais cela ne signifie pas automatiquement que les articles coûtent moins cher en magasin.
Pour les élèves du secondaire, où la gratuité ne s’applique pas de la même manière, la rentrée reste beaucoup plus coûteuse.
Le secondaire reste le gros poste de dépense
En secondaire, les familles doivent encore souvent payer le petit matériel, les manuels, les photocopies et parfois du matériel informatique.
C’est là que la facture peut vite grimper.
Ordinateur, calculatrice, classeurs, feuilles, cahiers, livres ou photocopies : la rentrée reste un moment financièrement difficile pour de nombreux ménages.
Les associations de parents demandent d’ailleurs que la gratuité soit progressivement élargie au secondaire.
Un budget public plus serré
Autre point sensible : le financement accordé aux écoles.
Selon les chiffres relayés en Belgique, les établissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles recevront environ 29 euros par élève du primaire pour financer cette gratuité.
Un montant jugé insuffisant par la Ligue des familles, qui craint que les écoles doivent compenser ailleurs.
L’inquiétude est claire : si le budget ne suffit pas, certains frais pourraient revenir indirectement vers les parents.
Une hausse possible en 2027 ?
En France, Bureau Vallée prévient déjà que les prix pourraient repartir à la hausse en 2027, notamment pour les produits à base de plastique.
Les tensions sur les matières premières, liées à la situation au Moyen-Orient, pourraient peser sur les couvertures de cahiers, les classeurs souples, les pochettes ou certains accessoires fabriqués en Asie.
Pour la Belgique, aucune alerte précise n’a encore été confirmée à ce stade.
Mais comme les chaînes d’approvisionnement sont internationales, une hausse en France pourrait aussi finir par se répercuter chez nous.
Une rentrée belge à deux vitesses
La rentrée 2026 se présente donc de manière contrastée en Belgique.
Pour certaines familles du primaire, la note peut être moins lourde grâce à l’élargissement de la gratuité.
Mais pour les élèves du secondaire, les frais restent importants.
Et pour les commerces spécialisés, la rentrée scolaire change de visage : moins d’achats directs par les parents, plus de concurrence en ligne et une pression constante sur les prix.
Le prix reste au centre des préoccupations
Même si la Belgique ne suit pas exactement la même tendance que la France, une chose ne change pas : les familles restent très attentives à leur budget.
Réutiliser le matériel de l’an dernier, comparer les prix, attendre les promotions ou acheter uniquement le nécessaire deviennent des réflexes de plus en plus courants.
La rentrée scolaire coûte toujours cher.
Et si 2026 semble un peu plus légère pour certains parents, 2027 pourrait déjà ramener de nouvelles inquiétudes sur les prix.