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Le diesel franchit un nouveau record en Belgique : plus de 2,50 euros le litre

21 septembre 2026
POMPE-ESSENCE

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes.

À partir de ce mardi 22 septembre, le diesel va franchir pour la première fois la barre symbolique des 2,50 euros le litre au tarif maximum officiel.

Le diesel B7 atteindra 2,501 euros le litre, un nouveau record en Belgique.

Un nouveau record à la pompe

Le précédent sommet remontait au mois d’avril.

À l’époque, le prix maximum du diesel avait atteint 2,489 euros le litre.

Cette fois, le record est donc battu.

Le diesel B7 augmente de 3,3 centimes par litre, tandis que le diesel B10 progresse de 3,4 centimes.

Attention toutefois : il s’agit du prix maximum autorisé en Belgique. Une station-service reste libre de proposer son carburant à un tarif inférieur. Le SPF Économie fixe chaque jour ouvrable ces plafonds en fonction du mécanisme prévu dans le contrat-programme pétrolier.

Le mazout de chauffage augmente également

Les automobilistes ne sont pas les seuls concernés.

Le gasoil de chauffage augmente lui aussi.

Pour une commande inférieure à 2.000 litres, le prix maximum grimpe à 1,6217 euro le litre.

Au-delà de 2.000 litres, il passe à 1,5812 euro le litre.

Une hausse qui tombe évidemment mal à l'approche des mois plus froids.

Pourquoi le diesel est-il devenu aussi cher ?

Cette nouvelle flambée s’explique en grande partie par les fortes tensions sur le marché pétrolier.

Le conflit au Moyen-Orient perturbe notamment plusieurs routes essentielles pour le transport du pétrole.

Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste très inférieur à son niveau habituel, tandis que des attaques ont également touché l’oléoduc Est-Ouest d’Arabie saoudite, une infrastructure importante permettant d’acheminer du pétrole vers la mer Rouge.

Ces perturbations ont contribué à pousser le Brent au-dessus des 100 dollars le baril ces derniers jours.

Une petite accalmie se dessine

Il y a toutefois un élément un peu plus encourageant.

Les cours du pétrole ont commencé à redescendre.

Ce lundi, le Brent est retombé aux alentours de 102 dollars le baril, notamment grâce à l’espoir d’une reprise d’une partie des exportations saoudiennes et à des perspectives diplomatiques entre Washington et Téhéran.

Mais cela ne signifie pas que les prix à la pompe vont immédiatement baisser.

Le marché reste particulièrement tendu et les perturbations continuent notamment de peser sur l’approvisionnement européen en diesel.

Un plein qui fait de plus en plus mal

Avec un prix maximum de 2,501 euros le litre, un plein de 50 litres représente désormais un peu plus de 125 euros au tarif maximum.

Un cap symbolique qui risque de faire grincer des dents, particulièrement chez ceux qui utilisent quotidiennement leur voiture pour aller travailler.

Et même si le pétrole commence à souffler un peu sur les marchés, il faudra encore attendre pour savoir si cette accalmie finira réellement par se ressentir à la pompe.

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