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Les Belges sont les champions d’Europe des trajets domicile-travail

3 septembre 2026
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Avant même de commencer leur journée, beaucoup de travailleurs belges ont déjà passé un bon moment sur la route, dans le train, le bus ou le métro.

Selon une étude de SD Worx, les Belges passent en moyenne 61 minutes par jour dans leurs trajets entre la maison et le boulot.

Une heure quotidienne, simplement pour aller travailler et rentrer chez soi.

Et ce chiffre place la Belgique tout en haut du classement européen.

Une heure par jour dans les transports

La moyenne européenne est de 48 minutes par jour.

En Belgique, on est donc largement au-dessus.

Avec 61 minutes, les travailleurs belges devancent la Suède, où le trajet moyen atteint 57 minutes, et l’Irlande, avec 56 minutes.

À l’autre bout du classement, les travailleurs slovènes passent en moyenne 32 minutes par jour sur le chemin du travail, et les Italiens 35 minutes.

Autant dire qu’en Belgique, la journée commence souvent bien avant d’arriver au bureau.

Un petit voyage quotidien

Pour certains, le trajet domicile-travail n’est pas juste une formalité.

C’est presque un deuxième boulot.

Entre les embouteillages sur le ring, les trains bondés, les correspondances, les retards ou les kilomètres à avaler matin et soir, la navette fait partie du quotidien de nombreux Belges.

Et parfois, elle pèse lourd sur l’énergie, l’organisation familiale et le temps libre.

Deux heures de trajet pour un Belge sur huit

L’étude montre aussi une réalité encore plus marquante.

13 % des travailleurs belges passent au moins deux heures par jour dans leurs trajets aller-retour.

C’est plus que dans tous les autres pays étudiés.

La moyenne internationale est de 8 %.

Pour ces grands navetteurs, le trajet du matin et celui du soir prennent donc une place énorme dans la journée.

Plus de 120 kilomètres par jour

Les distances sont également importantes.

En Belgique, 14 % des travailleurs parcourent plus de 120 kilomètres par jour pour aller travailler et rentrer chez eux.

Seuls les Pays-Bas font légèrement plus, avec 15 %.

Derrière, on retrouve la Suède, avec 10 %.

Cela montre à quel point le travail peut parfois se trouver très loin du domicile, même dans un pays relativement petit comme la Belgique.

Le télétravail ne compense pas vraiment

On pourrait penser que ces longs trajets poussent davantage les Belges vers le télétravail.

Mais ce n’est pas vraiment le cas.

La Belgique reste dans la moyenne européenne, avec 14 % des travailleurs qui ne se rendent pas, ou pas régulièrement, sur leur lieu de travail.

Autrement dit, malgré des trajets parfois très longs, le télétravail ne semble pas plus répandu chez nous qu’ailleurs.

Les hommes parcourent plus de kilomètres

L’étude pointe aussi une différence entre les hommes et les femmes.

Les hommes passent en moyenne 65 minutes par jour dans leurs trajets domicile-travail.

Chez les femmes, la moyenne est de 56 minutes.

La différence se voit aussi dans les distances parcourues.

Près d’un homme sur quatre, soit 23 %, effectue plus de 100 kilomètres par jour pour aller travailler et rentrer chez lui.

Chez les femmes, cette proportion tombe à 12 %.

Une fatigue invisible

Ces chiffres racontent quelque chose que beaucoup de travailleurs connaissent très bien.

Le trajet domicile-travail, ce n’est pas seulement du temps perdu.

C’est aussi de la fatigue, du stress, des retards possibles, moins de temps pour les enfants, les courses, le sport, les amis ou simplement pour souffler.

Quand on ajoute une heure de trajet à une journée de travail, la journée réelle devient beaucoup plus longue.

La Belgique, pays de navetteurs

La Belgique confirme donc son statut de pays de navetteurs.

Beaucoup de travailleurs habitent loin de leur lieu de travail, parfois par choix, parfois par contrainte.

Prix du logement, concentration des emplois, mobilité compliquée, transports saturés : plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation.

Mais le résultat est là : chez nous, aller travailler prend beaucoup de temps.

Une heure avant de commencer

Au fond, ce classement met en lumière une réalité très concrète.

Pour de nombreux Belges, la journée ne commence pas au moment d’allumer son ordinateur ou d’arriver au bureau.

Elle commence déjà dans la voiture, sur le quai d’une gare ou dans un bus bondé.

Et elle se termine souvent de la même manière.

Avec 61 minutes de trajet par jour, les travailleurs belges sont donc officiellement les champions d’Europe de la navette.

Un titre dont beaucoup se passeraient bien.