C’est une info qui risque de faire grimacer plus d’un Belge.
Dans les prochains mois, nos frites pourraient être un peu plus petites… et peut-être aussi un peu plus chères.
En cause : la météo très compliquée de cette année, qui a bousculé les cultures de pommes de terre.
Et chez nous, quand la pomme de terre souffre, c’est forcément tout un symbole national qui tremble.
Une météo difficile pour les pommes de terre
Les producteurs belges tirent la sonnette d’alarme.
Après un printemps marqué par de fortes pluies et des orages, les cultures ont ensuite dû affronter un été particulièrement chaud et sec.
Résultat : les pommes de terre n’ont pas toujours pu se développer correctement.
Certaines récoltes pourraient donc donner des tubercules plus petits, moins réguliers ou moins adaptés à la fabrication de belles longues frites.
Pour faire une bonne frite, il faut la bonne patate
Cela peut sembler évident, mais toutes les pommes de terre ne conviennent pas pour faire des frites.
Les professionnels recherchent des variétés bien précises : des pommes de terre longues, assez grosses, avec une forme adaptée.
Pourquoi ?
Parce qu’une belle frite belge, c’est aussi une question de taille, de tenue à la cuisson et de rendement.
Si la pomme de terre est trop petite, la frite le sera forcément aussi.
Des cornets un peu moins généreux ?
Concrètement, cela pourrait se voir dans nos cornets.
Des pommes de terre plus petites peuvent donner des frites plus courtes.
Mais le problème ne s’arrête pas là.
Si les volumes disponibles diminuent, toute la filière pourrait être sous pression : les producteurs, les transformateurs, les friteries et, au bout de la chaîne, les clients.
La Belgique, géant mondial de la frite
Le sujet dépasse largement le simple cornet du vendredi soir.
La Belgique est un acteur majeur de la frite dans le monde.
Notre pays est même le premier exportateur mondial de frites surgelées.
Chaque année, l’industrie belge de transformation de la pomme de terre traite plus de six millions de tonnes de tubercules.
Et près de 90 % des frites surgelées produites chez nous partent ensuite à l’étranger, vers plus de 120 marchés.
Autrement dit, quand la pomme de terre belge va moins bien, cela peut se ressentir bien au-delà de nos frontières.
Les friteries aussi concernées
Les frituristes suivent évidemment la situation de très près.
Dans une friterie, la qualité de la pomme de terre est essentielle.
Elle influence la taille des frites, leur cuisson, leur texture, leur goût et même la quantité servie.
Quand les bonnes pommes de terre deviennent plus difficiles à trouver, cela complique directement le travail des établissements.
Vers une hausse des prix ?
C’est l’autre question qui inquiète : le prix du cornet pourrait-il augmenter ?
Si l’offre de pommes de terre devient plus limitée, les prix pourraient effectivement être sous pression.
L’Association nationale des frituristes, qui représente environ 4.500 établissements en Belgique, met en garde contre une possible hausse si la récolte ne suit pas.
En clair : moins de pommes de terre adaptées, cela peut vouloir dire des coûts plus élevés pour toute la chaîne.
Une addition plus salée
Pour les consommateurs, cela pourrait donc se traduire par un cornet un peu moins généreux ou un prix légèrement plus élevé.
Rien ne dit encore que toutes les friteries augmenteront leurs tarifs.
Mais dans un secteur déjà touché par les coûts de l’énergie, des matières premières et du personnel, la météo ajoute une pression supplémentaire.
La frite belge sous pression
La frite fait partie de notre quotidien, de nos traditions et de notre identité.
On la mange à la maison, en friterie, sur une place de village, après un match, en rentrant de soirée ou simplement parce qu’on en a envie.
C’est précisément pour cela que cette info parle autant.
Derrière une météo capricieuse, il y a peut-être un impact très concret dans nos assiettes.
Des frites plus petites, mais toujours belges
Les prochains mois diront si la situation se confirme vraiment dans les cornets.
Mais une chose est sûre : la météo de cette année a compliqué la vie des producteurs de pommes de terre.
Et si les patates sont plus petites, nos frites pourraient suivre le même chemin.
Le cornet, lui, risque peut-être de coûter un peu plus cher.
En Belgique, même la météo peut finir par se retrouver dans la friterie du coin.