Une affaire étonnante vient de se terminer devant la justice britannique.
En Leeds, en Angleterre, une ancienne employée irlandaise a obtenu près de 27.000 euros de dommages et intérêts après avoir été victime de harcèlement au travail.
Des insultes liées à ses origines
La plaignante, Bernadette Hayes, 58 ans, travaillait comme comptable dans une entreprise d’ingénierie appelée West Leeds Civils.
Selon son témoignage, son supérieur hiérarchique la surnommait régulièrement « potato », une insulte visant les personnes d’origine irlandaise.
Ces remarques auraient été répétées pendant près de six mois.
Des conséquences sur sa santé
Au fil du temps, la situation a fortement affecté l’employée.
Elle explique avoir souffert :
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d’anxiété
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d’insomnies
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de crises de panique
Le harcèlement ne se limitait pas au bureau.
Les moqueries se poursuivaient également sur un groupe WhatsApp entre collègues.
Licenciée après avoir dénoncé les faits
Lorsque Bernadette Hayes a finalement décidé de signaler la situation à son entreprise, la situation s’est retournée contre elle.
Elle a été accusée de faute grave et licenciée en août 2024.
Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là.
Le tribunal lui donne raison
Le Tribunal du travail de Leeds a estimé que les accusations portées contre elle étaient infondées et qu’elle avait bien été victime de harcèlement racial et de représailles.
La justice a condamné l’entreprise à verser 23.526 livres sterling, soit environ 27.000 euros.
Cette somme comprend notamment :
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13.000 livres pour le préjudice moral
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plus de 6.000 livres pour la perte de revenus
Une décision symbolique
Pour le tribunal, l’utilisation répétée de ces insultes a créé un environnement de travail humiliant et hostile.
Cette décision rappelle que les discriminations et les insultes au travail peuvent avoir de lourdes conséquences juridiques.
Et dans cette affaire, une simple insulte… aura finalement coûté plus de 25.000 euros.