Taylor Swift veut aller plus loin dans la protection de son image. La chanteuse américaine a déposé plusieurs demandes auprès de l’USPTO, l’office américain chargé des brevets et des marques, afin de faire reconnaître sa voix comme une marque déposée.
Une démarche qui intervient dans un contexte très particulier : celui de la multiplication des contenus générés par intelligence artificielle.
Deux empreintes sonores déposées
Selon les informations relayées par l’AFP, Taylor Swift a soumis deux extraits audio à l’office américain.
Dans ces enregistrements, on entend la chanteuse commencer par une formule d’introduction reconnaissable, avant d’annoncer la sortie de son album The Life of a Showgirl, paru en octobre 2025.
Une photo de l’artiste sur scène aurait également été transmise dans le cadre de ces démarches.
Une réponse à la montée des fausses voix générées par IA
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large. Avec les progrès rapides de l’IA générative, il devient de plus en plus facile de reproduire une voix à partir de quelques secondes d’enregistrement.
Pour les artistes, le risque est important : voir leur voix ou leur image utilisées sans autorisation, dans des publicités, des chansons, des vidéos ou des messages trompeurs.
En cherchant à protéger sa voix, Taylor Swift veut donc renforcer son contrôle sur son identité artistique.
Une inquiétude déjà exprimée par la chanteuse
Taylor Swift avait déjà fait part de ses craintes face aux usages de l’intelligence artificielle.
En 2024, une fausse image la montrant en soutien à Donald Trump avait circulé dans un contexte politique tendu. La chanteuse avait alors dénoncé les dangers liés à la désinformation et aux contenus générés par IA.
Cette nouvelle démarche montre que le sujet reste particulièrement sensible pour elle.
D’autres artistes suivent le même chemin
Taylor Swift n’est pas la seule personnalité à vouloir protéger sa voix.
L’acteur Matthew McConaughey a lui aussi engagé une démarche similaire aux États-Unis, dans le but d’empêcher l’utilisation non autorisée de sa voix par des modèles d’intelligence artificielle.
D’autres stars, comme Scarlett Johansson, ont déjà dénoncé ou contesté l’usage de leur image par des outils liés à l’IA.
Un enjeu majeur pour les artistes
La question dépasse largement le cas de Taylor Swift. Aujourd’hui, de nombreux créateurs s’inquiètent de voir leur voix, leur visage ou leur style reproduits sans leur accord.
Aux États-Unis, certains États ont commencé à adopter des lois pour mieux encadrer ces pratiques. Mais la protection reste encore inégale selon les territoires.
Avec cette démarche, Taylor Swift envoie donc un signal fort : à l’heure de l’intelligence artificielle, la voix d’un artiste devient aussi un élément central de son identité à protéger.